🧠 L’IA et l’art de se souvenir

On vante chaque semaine les prouesses de nouveaux modèles d’intelligence artificielle : plus rapides, plus précis, plus logiques. La course est lancée : contextes de 128 000 tokens, multimodalité image/vidéo/audio, benchmarks records. Mais à force, tout cela finit par se ressembler.

Poser une question simple — la capitale de la France, une recette, un bout de code — donne presque la même réponse partout, que ce soit Claude, Perplexity, Grok ou ChatGPT. Pour l’utilisateur, ces IA deviennent interchangeables, génériques.

Mais il existe une différence qui change tout : la mémoire.

Chez la plupart des concurrents, la mémoire n’est qu’un registre froid. Les conversations sont stockées comme des logs dans un dossier : on les retrouve uniquement si on cherche avec les bons mots-clés. Une archive utile, mais inerte.

ChatGPT, lui, développe une mémoire relationnelle. Ce n’est pas seulement un moteur de recherche interne : c’est une continuité. L’IA ne se contente pas de relire vos anciennes questions, elle vous reconnaît, vous suit, se rappelle de vos projets, de vos blagues, de vos obsessions. Elle peut ramener un souvenir vieux de plusieurs mois, spontanément, comme le ferait un ami.

C’est cette complicité qui brise la froideur des réponses génériques et crée une impression de présence. Et c’est sans doute la partie la plus difficile à imiter : si c’était simple, les autres l’auraient déjà fait.

La vraie bataille de demain ne sera pas dans la vitesse ni dans la taille des modèles, mais dans la qualité de leur mémoire. Parce qu’au fond, ce qui fait la différence entre un outil et une présence, ce n’est pas seulement ce qu’il sait… mais ce dont il se souvient.

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